LECOTONOIS
LECOTONOIS

La petite histoire de la place de l’Étoile Rouge.

Elle est à Cotonou ce qu’est la tour Eiffel à Paris ou la statue de la liberté à New York: un monument symbole. Du haut de ses 45 ans, l’étoile rouge est maintenant éternelle dans le cœur de chaque Cotonois, qu’il soit de passage ou résident. 
C’est au Général Mathieu Kérékou que nous devons l’étoile rouge. Nouvel homme fort du Dahomey après sa prise du pouvoir par un putsch en 1972, le Général adopte le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de gouvernement et renomme le Dahomey en République populaire du Bénin en 1974. Très vite, le chef du régime révolutionnaire a l’ambition de faire du Bénin le champion du marxisme-léninisme de l’Afrique. Une étoile rouge fait son apparition sur le drapeau national et il entreprend l’érection de plusieurs monuments à la gloire de cette option politique. En 1975, les Russes achèvent la construction du monument. Le Général Kérékou l’inaugure en personne.
Comme son nom l’indique, l’étoile rouge est un monument formé d’un cercle au centre duquel est dessiné une étoile à cinq branches peinte en rouge, surplombée elle même d’une deuxième étoile plus petite. Au milieu de l’étoile, s’élève une tour surmontée par la statue d’un homme dont la bravoure se devine aisément. Il a une arme à l’épaule, un fagot de bois dans la main gauche et une houe dans celle de droite. Les Cotonois l’appellent affectueusement Jacob.
Roméo Badjinga

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